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Comment faire une pergola en bois soi-même, étape par étape

admin
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septembre 9, 2026 6 min
Charpente bois verticale supportant traverses horizontales assemblees

Construire sa propre pergola en bois demande de l’organisation, mais reste accessible à qui sait manier une scie circulaire et respecter quelques règles de base. Entre le choix de l’essence de bois, la préparation des fondations et le montage des poteaux, chaque étape conditionne la solidité de l’ouvrage. Voici la méthode complète, du premier plan jusqu’à la lasure finale.

Le matériel à réunir avant de démarrer

Bois traité autoclave (poteaux, traverses, chevrons), plots béton ou platines de scellement, fixations métalliques et équerres, visserie inox, éléments de couverture (canisses, toile, lames), scie circulaire, niveau à bulle, perceuse-visseuse, lasure de finition. Ce socle suffit pour une pergola adossée comme pour une pergola autoportée de taille moyenne.

Les préparatifs avant de construire votre pergola

Choisir le type et l’emplacement de la pergola

Deux grandes familles existent (la pergola adossée, fixée contre un mur de la maison, et la pergola autoportée, indépendante et posée n’importe où au jardin), et pour l’inspiration déco, découvrez comment créer une pergola au style bohème. La première demande moins de poteaux puisque la structure s’appuie sur le mur, ce qui simplifie le montage et réduit le budget bois. La seconde offre plus de liberté d’implantation mais nécessite quatre poteaux minimum solidement ancrés au sol.

L’emplacement se choisit en fonction de l’exposition au soleil recherchée. Une orientation sud ou ouest favorise un bon ombrage l’après-midi, tandis qu’un espace proche d’une terrasse existante facilite le raccordement des traverses à la façade pour une pergola adossée.

Réglementation et démarches administratives

La surface et la hauteur de la structure déterminent les démarches à effectuer. En dessous de 5 m², aucune formalité n’est généralement requise. Entre 5 et 20 m², une déclaration préalable de travaux suffit dans la plupart des communes. Au-delà de 20 m², ou si la commune dispose d’un plan local d’urbanisme restrictif, un permis de construire devient obligatoire.

Il vaut mieux vérifier ces seuils en mairie avant d’acheter le bois (consultez notre guide sur le permis de construire pour une pergola), car une pergola non déclarée peut être contestée par le voisinage ou lors d’une vente immobilière.

Le choix du matériel et du bois

Quel bois pour une pergola durable ?

Le pin traité autoclave reste l’option la plus économique, avec une bonne résistance à l’humidité une fois traité en classe 4. Le douglas séduit par sa couleur naturelle et sa durabilité sans traitement chimique, grâce à une résine naturelle qui repousse les insectes et les champignons. Ces deux essences de bois conviennent aussi bien aux poteaux qu’aux traverses et chevrons, à condition de respecter les sections recommandées : au minimum 12×12 cm pour les poteaux d’une pergola autoportée, un peu moins pour une pergola adossée déjà soutenue par le mur.

Le choix de l’essence de bois influence aussi l’entretien futur. Le pin demande une lasure renouvelée tous les deux à trois ans, alors que le douglas grisonne naturellement s’il n’est pas traité, sans perdre en résistance.

Fixations et éléments de couverture

La solidité d’une pergola tient autant à son assemblage qu’à la qualité du bois. Les fixations métalliques (équerres renforcées, sabots de poteaux, platines) doivent être en acier galvanisé ou inoxydable pour résister aux intempéries. La visserie inox évite la corrosion et les traces de rouille sur le bois au fil des saisons.

Pour la couverture, plusieurs solutions existent, comme détaillé dans notre article sur les protections d’une pergola contre la pluie : lames de bois espacées pour un ombrage léger, toile rétractable, canisses ou polycarbonate pour une protection plus complète contre la pluie. Le poids de la toiture choisie influence directement la section des chevrons et l’espacement des traverses.

Élément Section conseillée Essence recommandée
Poteaux 12×12 cm Douglas ou pin autoclave
Traverses 10×20 cm Douglas ou pin autoclave
Chevrons 6×8 cm Pin traité autoclave

Les étapes de construction de la pergola

Fondations en beton avec poteaux de bois espaces

Préparer les fondations et l’ancrage

Tout commence par l’implantation au sol. On marque l’emplacement de chaque poteau, puis on creuse des trous d’environ 40 à 60 cm de profondeur pour couler les fondations en béton. Le scellement des poteaux se fait soit directement dans le béton frais, soit via des platines fixées sur des plots déjà durcis, une méthode qui limite le contact du bois avec l’humidité du sol et prolonge sa durée de vie.

L’ancrage au sol doit être parfaitement d’aplomb : c’est là que le niveau à bulle devient indispensable, vérifié sur chaque poteau dans les deux axes avant que le béton ne prenne. Une erreur d’aplomb à cette étape se répercute sur toute la structure une fois les traverses posées.

Monter la structure (poteaux et traverses)

Une fois les fondations sèches, généralement après 48 heures, on fixe les poteaux définitivement puis on installe les traverses horizontales à l’aide d’équerres et de fixations métalliques vissées. Pour une pergola adossée, une traverse principale se fixe au mur avec des chevilles chimiques adaptées au support, tandis que les poteaux avant reçoivent l’autre extrémité de la structure.

La scie circulaire permet de couper les pièces aux bonnes longueurs et d’ajuster les angles si besoin. Les chevrons viennent ensuite se poser perpendiculairement aux traverses, avec un espacement régulier de 40 à 50 cm selon le type de couverture prévu.

Poser la couverture et réaliser les finitions

La couverture se pose en dernier, une fois la structure entièrement stabilisée. Lames de bois, toile ou polycarbonate se fixent sur les chevrons en respectant un léger jeu de dilatation, utile pour éviter les déformations avec les variations de température. Le résultat détermine le niveau d’ombrage final, du simple brise-soleil ajouré à la toiture quasi étanche.

Les finitions passent par le ponçage des arêtes et l’application d’une lasure protectrice sur l’ensemble du bois, y compris les poteaux enterrés partiellement. Deux couches suffisent généralement, en laissant sécher au moins 24 heures entre chaque passage.

Conseils pratiques pour réussir votre pergola DIY

Mieux vaut prévoir 10 à 15 % de bois supplémentaire par rapport au métré initial, pour compenser les découpes ratées ou les nœuds mal placés. Travailler à deux pour lever les traverses évite aussi bien des accidents que des poteaux mal alignés. Enfin, un contrôle du niveau à bulle à chaque étape clé, du scellement jusqu’à la pose des derniers chevrons, reste le geste qui distingue une pergola bancale d’une structure qui tiendra vingt ans sans bouger.

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